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Club 44 | notre monde en tête-à-têtes

Author: Club 44

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Le Club 44 est un centre de débats et de conférences à la pointe de l'actualité.
454 Episodes
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Conflits armés, violences génocidaires, inégalités criantes, crises sanitaires, dérèglement climatique, technologies à risques... Le droit international semble aujourd’hui débordé de toutes parts. Pourquoi tant d’impuissance face à des défis que l’on pensait justement encadrés par le droit ? Que nous dit cette perte de confiance croissante dans les normes internationales ? Dans cette conférence, Samantha Besson, professeure de droit international, proposera de dépasser le simple constat d’échec et nous invitera à interroger non seulement ce que peut le droit international, mais aussi, et surtout, ce qu’il doit encore dans le monde qui vient. _ Spécialiste reconnue du droit international et des droits humains, Samantha Besson explore les liens entre droit, démocratie et justice globale. Professeure au Collège de France, elle est aussi active sur la scène diplomatique, notamment comme membre de la Cour permanente d’arbitrage à La Haye. Son approche, à la croisée du droit et de la philosophie, interroge en profondeur la souveraineté, les institutions internationales et la justice distributive. Récompensée par la Légion d’honneur et un Doctorat honoris causa, elle incarne une pensée juridique rigoureuse, engagée et résolument tournée vers les enjeux contemporains du droit mondial. Enregistré au Club le 25 novembre 2025
Dans le monde de la marchandisation à outrance, comment bâtir un espoir alternatif à une quête d’accumulation vide de sens pavés de besoins insatisfaits et de compétition perpétuelle ? Face à cela, la décroissance peut assurer un chemin de prospérité aux humains, soutenable écologiquement, émancipateur pour les individus, loin du morne quotidien productiviste sur lequel on ne peut avoir prise. Cette société qui vient, celle de la post croissance, il faut la bâtir ici et maintenant, en s’inspirant des alternatives déjà présentes sur nos territoires, en bousculant les entreprises et en transformant la nature de la valeur économique. Loin de reposer sur la culpabilisation individuelle néolibérale, l’avènement de la décroissance prospère est avant tout une affaire de changements systémiques et collectifs, ce qui implique de penser la structuration d’un espace politique favorable à cette bifurcation. Enfin pour que cette transformation radicale de la société s’opère, il faudra se concentrer sur la question de l’hégémonie culturelle. Aux actes politiques déterminants pour notre avenir précède l’installation d’un imaginaire collectif pragmatique, désirable et utopiste. _ Gabriel Malek est diplômé de Sciences-Po et de l’ENS Ulm. Âgé de 29 ans, il a cofondé et préside l’association Alter Kapitae qui milite pour la décroissance prospère et un nouveau récit de la valeur post-capitaliste. Il travaille comme consultant spécialiste de la post-croissance auprès de dirigeants d’entreprises pour accélérer la transformation de ces dernières et publie en 2024 Les sensei de la décroissance - Mangas et écologie radicale : vers de nouveaux imaginaires (Payot). Son nouvel ouvrage Pour une décroissance prospère (Payot) paraît en automne 2025. _ Enregistré au Club 44 le 20 novembre 2025
L’égalité formelle entre femmes et hommes semble aujourd’hui aller de soi. Mais en Suisse, la loi sur l’égalité a pourtant été farouchement combattue avant son adoption. Qui s’y est opposé et avec quels arguments ? Et comment la défense de la complémentarité des sexes a-t-elle fait le jeu des antiféministes, dont le masculinisme constitue aujourd’hui une nouvelle expression ? Loin d’être anecdotiques, ces questions nous plongent dans l’argumentation anti-égalitaire qui s’adapte sans cesse aux enjeux du temps présent. Comprendre et nommer la logique masculiniste et antiféministe en la replaçant dans la longue durée permet d’en saisir les mécanismes pour mieux les combattre – et défendre une égalité qui n’est jamais acquise. _ Pauline Milani est lectrice à l’Université de Fribourg depuis l’automne 2016. Ses recherches et enseignements portent principalement sur l’histoire des femmes, l’histoire du genre, dans l’Europe des XIXe et XXe siècle. Après une thèse de doctorat sur la diplomatie culturelle suisse, elle a rédigé une thèse d’habilitation sur les sculptrices à Paris sous le Second Empire (parution novembre 2022). Enregistré au Club 44 le 14 novembre 2025
La tuberculose reste l’une des maladies infectieuses les plus meurtrières au monde, tuant chaque année autant que la pandémie de COVID-19, sans susciter de mobilisation mondiale. Pourquoi ? Parce qu’elle touche surtout les jeunes, les pauvres, les oubliés. Maladie de la pauvreté, son diagnostic reste lent, complexe, souvent inaccessible. Et si une simple sonde d’échographie, reliée à un téléphone, permettait de détecter la tuberculose, même sans laboratoire, même loin d’un hôpital ? C’est le pari d’un groupe de chercheuses cliniciennes, engagées dans une étude menée entre la Suisse et l’Afrique de l’Ouest. Une science portée par la volonté de rendre le diagnostic accessible à toutes et tous, pour que la technologie serve enfin la justice sociale. _ Véronique Suttels est médecin-chercheuse, experte des maladies infectieuses liées à la pauvreté, comme la tuberculose. Elle dirige un projet de recherche au LiGHT-EPFL sur l’échographie pulmonaire pour un dépistage plus accessible. Formée en Belgique, elle a exercé en Suisse, à Madagascar et collabore avec le Bénin. Lauréate de plusieurs prix, elle défend des partenariats équitables en santé mondiale et s’engage activement pour le soutien des femmes dans la médecine académique. Enregistré au Club 44 le 6 novembre 2025
Témoignage recueilli dans le cadre de l'exposition En toile de fond présentée en 2024 à la Bibliothèque de la Ville de La Chaux-de-Fonds à l'occasion des 80 d'histoire du Club 44. - Marie DuPasquier est muséologue et curatrice indépendante. Dans ses recherches récentes, elle se concentre sur la conception et les dispositifs d’exposition, l’activation des systèmes d’images et l’entrelacement des corps, des comportements, de l’architecture, des œuvres et des matériaux dans l’espace avec l’idée de l’exposition comme zone de contacts rapprochés. Depuis 2015, elle est la directrice de Display, espace de pratiques artistiques et curatoriales à Berlin (DE). Elle revient sur l'exposition En toile de fond, dont elle a été la curatrice et la commissaire, abordant ses recherches, les axes définis et les dispositifs imaginés. - Enregistré au Club 44 au printemps 2025. Afficher moins
En s’appuyant sur son ouvrage L’Entraide, l’autre loi de la jungle (Les liens qui libèrent, 2017), Pablo Servigne met en évidence les grands mécanismes de l’entraide dans le monde vivant et chez les humains. L’entraide sert à améliorer nos vies, mais elle s’avère surtout être un indispensable facteur de survie ! La préparation aux crises passe donc inévitablement par de meilleurs liens sociaux. C’est tout l’objet de son nouveau projet : Le Réseau des Tempêtes, une initiative lancée en 2023, puis une association créée en 2024. Animée par un collectif de plusieurs personnes de tous horizons, son but est de développer des outils et des formations pour favoriser l’entraide en temps de crise ainsi que de fédérer un réseau d’institutions et de professionnels de l’aide et des secours. _ Ingénieur agronome et docteur en biologie, Pablo Servigne a quitté le monde académique en 2008 pour s’engager dans l’éducation populaire, en gardant une démarche de chercheur « in-terre-dépendant ». Conférencier et journaliste, il s’intéresse particulièrement aux questions de transition écologique, d’agroécologie, de collapsologie et de résilience collective. Il est aussi co-auteur de plusieurs best-sellers dont : Le pouvoir du suricat, apprivoiser nos peurs pour traverser ce siècle (Seuil, 2024), L’effondrement (et après) expliqué à nos enfants… et à nos parents (Seuil, 2022), Une autre fin du monde est possible (Seuil, 2018). - Enregistré au Club 44 le 27 octobre 2025
L’AVS est l’un des piliers fondamentaux de notre système social. Les Suissesses et Suisses y sont très attachés, comme l’a rappelé récemment la votation autour de la 13e rente. Mais l’AVS est sous pression. Elle devra faire face à de nombreux défis démographiques et financiers dans les prochaines années. C’est pourquoi le Conseil fédéral a présenté en mai dernier ses orientations pour stabiliser et moderniser l’AVS. Cette réforme doit garantir le niveau des rentes, répartir solidairement les coûts de l’évolution démographique et rendre le travail au-delà de l’âge de référence plus attractif. En charge de cet important dossier, la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider viendra présenter les enjeux de cette réforme et répondra aux questions du public sur l’avenir de nos retraites. - Elisabeth Baume-Schneider étudie les sciences économiques et sociales à l’Université de Neuchâtel. Assistante sociale jusqu’en 2001, elle siège au Parlement jurassien (1995-2002) qu’elle préside en 2000, puis entre au Gouvernement jurassien (2002-2015) à la tête du Département de la formation, de la culture et des sports, qu’elle préside en 2006, 2008 et 2012. Présidente de la Commission fédérale du cinéma (2012-2016), directrice de la Haute École de travail social et de la santé à Lausanne (2016-2020), elle est élue au Conseil des États (2019-2022). Le 7 décembre 2022, elle rejoint le Conseil fédéral, dirige le DFJP en 2023 puis le DFI dès 2024. - Enregistré au Club 44 le 16 octobre 2025 La partie question-réponse avec le public n'est pas disponible.
Rencontre menée par Tania Zittoun A Neuchâtel, une personne sur cinq a plus de 65 ans. Dans le discours public, on entend surtout que les personnes âgées (traitées en bloc) constituent « un problème », pour lequel les institutions cherchent des solutions ; pourtant nous sommes tous les vieilles et les vieux de quelqu’un, et chaque jour nous le sommes un peu plus. Pourquoi ne pas inverser le regard ? On pourrait aussi dire que les personnes (plus) âgées ont chacune leur trajectoire unique, et cependant liée à celle des autres ; qu’elles continuent à se développer, à apprendre, à s’engager, à s’indigner et à apprécier les choses de la vie ; que peut-être, parce qu’elles ont vécu plus longtemps, elles peuvent nous aider à lire ce qui nous entoure ; que par conséquent, les personnes âgées devraient, comme tout le monde, être considérées comme des individus, contribuant activement à la construction de la société dans laquelle nous vivons. _ Conseiller d’État depuis 2024, Frédéric Mairy dirige le département de la santé, de la jeunesse et des sports. Il est actif professionnellement en politique depuis 2013. Journaliste de formation, il a également travaillé dans les domaines de la communication et de la culture. - Benoît Verdon est psychologue clinicien, et directeur du laboratoire Psychologie clinique, psychopathologie, psychanalyse de l’université Paris Descartes. Il a publié avec Philippe Gutton L’écoute clinique à l’épreuve du vieillissement (In Press, 2024). _ Enregistré au Club 44 le 25 octobre 2025
Peut-on continuer à innover dans un monde aux ressources limitées, sans remettre en question notre dépendance aux technologies complexes, énérgivores et souvent peu durables? Le mouvement low-tech utilise des technologies conçues pour répondre à des besoins essentiels tout en minimisant leur impact environnemental et s’appuient sur des savoir-faire simples, des matériaux disponibles localement, et une philosophie de sobriété joyeuse et résiliente. À travers récits de terrain, expérimentations et projets collectifs, cette conférence propose de découvrir comment les low-techs peuvent transformer nos façons de vivre, de produire, de transmettre. Conférence accueillie dans le cadre de la première édition du Low Tech Festilab organisé par le FabLab La Chaux-de-Fonds et un cycle de conférences sur les enjeux contemporains de l'innovation du Master en Innovation de l'UniNE. En partenariat avec Viteos _ Corentin de Chatelperron est ingénieur, explorateur et fondateur du Low-tech Lab et de l’association Biosphère Expérience. À travers ses expéditions et ses projets comme le « Nomade des Mers », il explore des solutions techniques simples, durables et accessibles, inspirées de savoir-faire locaux. Son travail promeut une innovation frugale, résiliente et ancrée dans les réalités du vivant. _ Enregistré au Club 44 le 24 octobre 2025
A l’occasion des 500 ans des mennonites neuchâtelois, cette conférence invite à parcourir le destin – historique, géopolitique, mais aussi local – d’une idée qui a transformé nos sociétés, et mérite d’être toujours réfléchie. Séparer l’Église et l’État : cette idée révolutionnaire surgit au XVIe siècle, chez une poignée de dissidents. Ces dissidents, les mennonites neuchâtelois, en sont les héritiers directs. Longtemps combattue par les autorités catholiques et protestantes, l’idée fait son chemin, traverse l’Atlantique et finit par s’imposer, sous des formes variées, dans les sociétés démocratiques, libérales et séculières. Jusqu’à peu, elle paraissait aller de soi. Les poussées fondamentalistes et les nationalismes religieux qui s’emparent aujourd’hui de pays entiers rappellent sa fragilité, et sa valeur : coexister pacifiquement, malgré nos différences. - Philippe Gonzalez est sociologue à l’Université de Lausanne, spécialiste de l’évangélisme. Ses travaux actuels portent notamment sur le statut des religions dans l’espace public et le dialogue interreligieux, à l’articulation avec des enjeux politiques. En 2014, il publie Que ton règne vienne : des évangéliques tentés par le pouvoir absolu (Genève, Labor et Fides), un ouvrage de référence tiré de ses recherches postdoctorales. Il a notamment dirigé Le religieux entre science et cité (avec Christophe Monnot, Genève : Labor et Fides, 2012), Quel âge post-séculier ? Religions, démocraties, sciences (avec J. Stavo-Debauge et R. Frega, Paris : Éditions de l’EHESS, 2015). Il est l’auteur de plus d’une soixantaine de contributions académiques. - Enregistré au Club 44 le 2 octobre 2025
Entre 1930 et 1933, un “extrême centre” libéral-autoritaire — coalition d’intérêts économiques, de partis conservateurs et libéraux, de médias réactionnaires et d’élites traditionnelles — s’effondre électoralement, passant de près de 50 % à moins de 10 %. Convaincu de sa légitimité naturelle à gouverner et incapable de faire face à une révolte sans base démocratique, il choisit d’allier l’extrême droite, avec laquelle il partage l’essentiel de son programme, pour la placer au pouvoir. S’appuyant sur archives, journaux intimes et témoignages, Johann Chapoutot montre moins l’ascension inéluctable du nazisme qu’une stratégie cynique pour instrumentaliser sa force. Il reviendra sur cette histoire et ses résonances contemporaines en écho à livre Les irresponsable : Qui a porté Hitler au pouvoir ? (Gallimard, 2025). Johann Chapoutot est professeur d’Histoire contemporaine à la Sorbonne (Sorbonne Université), titulaire de la chaire d’histoire des mondes germaniques et de la modernité occidentale. Auteur de dix ouvrages traduits dans quinze langues, il a vu son travail couronné par une dizaine de prix français et internationaux. On retiendra notamment Le nazisme et l’antiquité (PUF, 2008, rééd. 2012), La loi du sang. Penser et agir en nazi (Gallimard, 2014, rééd. 2020), La révolution culturelle nazie (Gallimard, 2017, rééd. 2022). Il a également publié Le grand récit. Introduction à l’histoire de notre temps (PUF, 2021) ainsi que Les 100 mots de l’histoire (PUF, Que Sais-Je, 2021). Johann Chapoutot était à la tribune du Club 44 en 2022. Enregistré au Club 44 le 25 sepembre 2025
Le photographe Olivier de Sépibus présente20 ans d'images consacrées au recul des glaciers alpins. Ses images, sublimes et choquantes, sans humains, sont le témoignage d'une planète en feu qui perd sa mémoire de glace. Cette projection-conférence fait écho au livre Les Sources de glace (Paulsen, 2025), un ouvrage commun entre lui et l'anthropologue Nastassja Martin. Photographe, plasticien, apiculteur, Olivier de Sépibus explore nos liens au vivant, au paysage, à la montagne. Après un parcours en photojournalisme, il oriente son travail vers l’art dès 2004 avec le projet Montagne défaite. Il mêle installations, dessins et land art, crée le Collectif Glaciers en 2019 et multiplie expositions et actions éducatives dans les Alpes. En partenariat avec Neuchâtel Rando Enregistré au Club 44 le 23 septembre 2025
Vernissage de l'installation artistique de Caroline Bourrit. L’installation réfléchit à l’acte de parler comme ouverture : corps à l’air, esprit à autrui. Parler devient respirer, habiter un espace. Le souffle, mémoire invisible, rappelle la part artificielle de l’archive. Production: Club 44, Quartier Général Commissariat d’exposition: Clarissa Fornara et Morgane Paillard, co-directrices de Quartier Général _ Caroline Bourrit est une artiste neuchâteloise qui explore les lieux, leurs récits, et interroge notre rapport à l’espace par l’expérimentation, l’écriture, la performance et l’installation. Lauréate du concours artistique 2024 de la Ville de Lausanne pour une fresque sur la Place de la Riponne, elle a aussi obtenu des bourses de recherche de Neuchâtel (2022, 2024) et des résidences à Bruxelles (2021-22) et à Paris (2018-19). Son travail figure dans des collections publiques et privées, il a notamment été présenté au CAN, au KBCB, à l’EAC Les Halles, ainsi que dans l’espace public. Diplômée de la HEAD, de la HKB et de l’UNIL/La Manufacture, elle co-dirige l’Espace Contact. Enregistré au Club 44 le 23 septembre 2025
À l’occasion de la sortie de son nouveau livre, l’autrice neuchâteloise Antoinette Rychner présentera certains de ses processus de création.Quelle différence entre le travail d’observation ou de témoignage tiré du réel, et la construction préparatoire, ab nihilo, d’un monde complet où dérouler une fiction ? À partir d’archives d’élaboration du roman d’anticipation Après le monde (Buchet-Chastel 2020, Harper Collins 2022) et de la fiction anthropologique Ma forêt (Fugue, 2025), la conférence documentera l’énorme part de «world building» qui soutient la pointe visible, publique, des deux œuvres. L’occasion, peut-être, d’identifier aussi quelques principes, problèmes ou «méthodes» qui seraient les dénominateurs communs à tous les chantiers d’écriture traversés à ce jour, aussi divers que soient les livres d’Antoinette Rychner. Antoinette Rychner, née en Suisse en 1979, diplômée de l’Institut Littéraire, écrit du théâtre et de la prose. Plusieurs de ses pièces sont publiées aux éditions les Solitaires Intempestifs. Son premier roman, Le Prix (Buchet-Chastel, 2015), lui vaut un Prix suisse de littérature en 2016. Après le monde (Buchet-Chastel, 2020) rencontre un large écho auprès du public et des médias francophones. Ma forêt, troisième roman, paraît en 2025 aux éditions Fugue. Elle crée également des performances littéraires. Enregistré au Club 44 le 16 septembre 2025
Dans le cadre de son rôle au Conseil de l’Europe, Alain Berset abordera les valeurs européennes, en explorant autant leurs convergences que leurs divergences. En tant que Secrétaire général, il mettra en lumière l’importance du dialogue et de la coopération intergouvernementale pour renforcer ces valeurs au sein du continent. Cette conférence proposera aussi une réflexion sur l’avenir de l’Europe. Face aux défis majeurs auxquels elle est confrontée, il apparaît nécessaire de réaffirmer ces fondements pour garantir une Europe solidaire, cohérente et respectueuse de ses diversités. _ Alain Berset est devenu Secrétaire Général du Conseil de l’Europe le 18 septembre 2024. Auparavant, M. Berset a été ministre élu du Gouvernement suisse (Conseil fédéral) entre 2012 et 2023. Pendant cette période, il a dirigé le Département fédéral de l’Intérieur en tant que ministre suisse de la Santé, des affaires sociales, de la culture, de l’égalité et de la lutte contre les discriminations, et a été ministre de la Santé publique pendant toute la durée de la pandémie de covid-19. M. Berset a également été président de la Confédération suisse à deux reprises (2018 et 2023), mandats au cours desquels il a représenté la Suisse au Conseil de sécurité des Nations Unies et lors du 4e Sommet des chefs d’État et de gouvernement du Conseil de l’Europe, où il a signé la Déclaration de Reykjavík au nom de son pays. Avant de rejoindre le Conseil fédéral, M. Berset était membre du Conseil des États, la Chambre haute du Parlement suisse. Il a été élu plus jeune membre du Conseil des États en 2003 et en a été le président de 2008 à 2009. Il a également été vice-président du groupe socialiste au Parlement fédéral de 2005 à 2011. Avant de se lancer dans la politique, M. Berset a occupé des fonctions académiques en économie à l’Université de Neuchâtel et à l’Institut d’économie internationale de Hambourg. Il a également travaillé comme consultant indépendant en communication et en stratégie pour des associations, des entreprises et des organisations non gouvernementales. Alain Berset est né le 9 avril 1972 à Fribourg (Suisse). Il est titulaire d’une maîtrise en sciences politiques et d’un doctorat en économie, tous deux obtenus à l’Université de Neuchâtel. _ Enregistré à la Maison du Peuple dans le cadre de la programmation du Club 44 le 26.6.2025
Pour les femmes et les hommes contraints de quitter leur pays en raison de circonstances diverses, l’exil, loin d’être une parenthèse dans leur existence, devient une forme de vie marquée par l’incertitude et l’insécurité. Leur périple qui dure souvent des années les expose à la répression des États qu’ils traversent et met à l’épreuve les fondements des droits humains et du droit international. À partir d’une recherche conduite pendant cinq ans dans les Alpes, il s’agit de reconstituer la violence des frontières au Moyen-Orient, en Afrique et en Europe. - Anthropologue, sociologue et médecin, Didier Fassin explore les enjeux moraux et politiques de nos sociétés à travers des thématiques telles que les inégalités, la santé publique, la justice, l’humanitaire et la condition des exilés. Ses recherches interrogent la moralité de l’État, les violences institutionnelles, la frontière entre vie et survie, et les réponses sociales aux crises. Parmi ses ouvrages marquants figure Une étrange défaite. Sur le consentement à l’écrasement de Gaza. (La Découverte, 2024), Les Mondes de la santé publique. Excursions anthropologiques (Seuil, 2023) et Mort d’un voyageur. Une contre-enquête (Seuil, 2020). En croisant savoirs critiques et engagements, il propose une réflexion profonde sur les mondes contemporains et leurs contradictions. _ Enregistré au Club 44 le 10 juin 2025
Comment les humains se relient-ils à leur environnement et comment ces liens façonnent-ils leurs sociétés ? Si l’on définit souvent l’humanité par ses liens internes, elle se distingue aussi par ses relations avec le vivant : animaux, plantes, cosmos ou esprits. Sur tous les continents, des sociétés humaines interagissent de multiples façons avec d’autres êtres, domestiquent des animaux, partagent habitat et émotions, ou nouent des liens spirituels avec montagnes, fleuves et ancêtres. Charles Stépanoff s’appuie sur l’anthropologie, l’archéologie, l’ethnographie et ses propres enquêtes en Sibérie et en France pour comparer ces relations. Son analyse questionne le rôle des attachements au vivant dans la domestication, l’émergence des hiérarchies et la construction des États. Un voyage captivant qui éclaire le rapport humain au milieu vivant et ses impacts sociaux. - Charles Stépanoff est l’un des meilleurs anthropologues français. Il effectue plusieurs enquêtes de terrain chez les Touvas et les Khakasses, peuples de Sibérie du Sud et soutient une thèse sur le chamanisme chez les Touvas en 2007. Il écrit Voyager dans l’invisible. Techniques chamaniques de l’imagination (La Découverte, 2019) et plus récemment un ouvrage sur la chasse, L’Animal et la Mort (La Découverte, 2021). À partir des longs séjours qu’il a effectués en Sibérie, de travaux ethnographiques dans le monde entier, des dernières découvertes archéologiques, biologiques, génétiques, économiques, écologiques et anthropologiques, Charles Stépanoff publie Attachements. Enquête sur nos liens au-delà de l’humain (La Découverte) en 2024: une nouvelle définition de l’humain. - Enregistré au Club 44 le 28 juin 2025
Etienne Jornod, figure de proue du secteur pharmaceutique en Suisse, partagera son riche parcours. Avec une carrière mêlant médias, logistique, retail, assurance, éducation et pharma, il incarne à la fois l’homme d’une seule entreprise – Galenica où il a débuté et qu’il a transformée en deux groupes distincts l’actuelle Galenica et Vifor Pharma – et un fervent partisan des entreprises familiales suisses. Fort de ses expériences variées, il abordera les «lessons learned» tirées des transformations des sociétés où il a participé comme notamment la NZZ et Walgreens Boots, tout en soulignant son approche pragmatique : observer, écouter, comprendre les objectifs, et élaborer des solutions adaptées. Cette intervention promet des perspectives uniques, inspirées par un parcours atypique. Elle mettra en lumière ce que signifie diriger une entreprise majeure dans un contexte en mutation. - Etienne Jornod est président exécutif et actionnaire principal du Groupe OM Pharma qu’il a acquis avec des investisseurs renommés, dans le but de le transformer en une société biopharmaceutique d’envergure mondiale. Il a été président du Conseil et CEO du Groupe Galenica-Vifor pendant 25 ans. Etienne Jornod a gravi tous les échelons hiérarchiques et a transformé l’entreprise en un groupe mondial de premier plan en créant deux sociétés dont il est Président d’honneur. Parallèlement, il a siégé dans des conseils d’administration, notamment Alliance UniChem (cotée au Footsie 100) et Alliance Boots (Going private de KKR). De 2013 à 2023 il a restructuré, puis amené la prestigieuse NZZ dans le monde numérique. En 2022, Etienne Jornod a reçu le Swiss Biotech Success Stories Award. _ Enregistré au Club 44 le 17 juin 2025
La diversité et la quantité prolifique de planètes découvertes en orbite autour des étoiles ont révolutionné notre compréhension de la nature et la formation des planètes et l’apparente rareté de systèmes planétaires similaires au nôtre. Ces résultats permettent d’imaginer de sonder la composition des atmosphères planétaires à la recherche de traces d’activité liée à la possible émergence de la vie sur celles-ci. L’astronome Didier Queloz présentera des pistes pour analyser les atmosphères planétaires à la recherche de signes d’activité biologique, ouvrant des perspectives fascinantes pour l’astrobiologie. _ Didier Queloz, astronome suisse et professeur, a révolutionné la compréhension des exoplanètes. En 1995, il co-découvre la première exoplanète, 51 Pegasi b, en orbite autour d’une étoile semblable au Soleil, ouvrant une ère nouvelle en astronomie. Ses travaux ont transformé la recherche sur la formation et l’évolution des systèmes planétaires. En 2019, il a reçu le Prix Nobel avec Michel Mayor pour la découverte de la première planète en orbite autour d’une étoile semblable au soleil. Après avoir été professeur à l’Université de Genève et à l’Université de Cambridge, l’astrophysicien genevois Didier Queloz (58 ans) met en place depuis 2021 à l’EPF de Zurich un centre qui étudie les origines de la vie. Il est aussi un ambassadeur de la science et un vulgarisateur passionné. _ Enregistré au Club 44 le 13 juin 2025
Le retour de Donald Trump a à la Maison blanche a créé une onde de choc, un effet de souffle sur les relations internationales. Quel nouvel ordre mondial se dessine sous sa présidence ? Que cela signifie-t-il pour l’Europe ? Peut-on encore considérer les Etats-Unis comme une démocratie ? Comment la nouvelle alliance du président avec certains ultrariches de la high tech redéfinissent les rapports de force aux Etats-Unis et par delà ? Pour en discuter et analyser les implications de cette nouvelle ère politique, nous avons le plaisir d’accueillir deux experts en la matière : Nicole Bacharan, analyste politique et Dominique Simmonnet, journaliste et esssayste, tout deux spécialiste des Etats-Unis. Ils répondront aux questions de la journaliste Karine Papillaud. _ Nicole Bacharan est historienne et politologue, spécialiste de la politique et de la société américaine, et des relations transatlantiques. Chercheuse et conférencière, elle est l’auteure de nombreux essais sur l’Amérique et la politique internationale. Elle intervient régulièrement à la télévision et à la radio ainsi que dans la presse écrite en France et aux États-Unis. _ Ecrivain, journaliste, éditeur, Dominique Simonnet est l’auteur d’une vingtaine d’essais et de romans. Il est connu comme un « vulgarisateur » des sciences, des arts, des idées ou encore de la politique internationale. Il a écrit plusieurs ouvrages sur l’histoire des Etats-Unis et la société américaine avec la politologue et historienne Nicole Bacharan. Enregistré au Club 44 le 3 juin 2025
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